Je me nomme Anithithe. Fille d'un éleveur de loup. Nous habitons juste au dessus du territoire Varka, un endroit aride mais prompt à l'élevage de ces bêtes féroces que nous dressons.
Je ne suis qu'une humaine, vie simple, statut simple et physique simple. Mais durant ces 4 dernières semaines ma vie pris un étrange chemin par la rencontre de ceux dont je ne pensais que l'existence n'était qu'un mythe pour effrayer les enfants. Un démon...
Je marchais sur la déscente d'une colline sous un soleil de plombs pesant. Je devais préparer l'enclos prévu au sevrage qui se trouvais en bas de cette colline. Malgré le soleil à son zénith j'aperçu dans les altérations de la chaleur un sombre avançant aussi lentement qu'un bufalo au pas. Il tangait comme un bateau manoeuvré par les vagues. Les yeux à moitié fermés et son visage comme son corps etaient couverts d'équimoses et d'écorchures plus ou moins graves. Je m'approchai curieuse de lui jusqu'à arriver à une distance de sécurité raisonnable.
-Vous allez bien ? lui ai-je dit hésitante.
Il releva la tête lentement ainsi que son buste qui était affaissé. Je découvris même si j'ai honte de le dire un si beau visage que j'en rougis. Malgré ses blessures, son regard fut ce qui m'a le plus troublé. Des yeux à la rétine aussi rouge que le sang parcemé de filaments noirs très fins. Un regard sondeur et pénétrant, quasiment hypnotique. On aurait pensé que tous les paradoxes se trouvaient dans ses yeux. J'y voyais la haine mélangée à l'amour, la colère mélangée à la sagesse, la peur au courage, comme si chaque émotions présentes étaient entravées par son inverse et vis-versa. Malgré ma gêne occasionnée par sa beauté je répétai ma question une nouvelle fois évitant son regard.
-Vous êtes blessé vous savez ?
Il me fit un sourir en coin malsein pour orner les traits fins de son visage puis s'écroula au sol devant moi dans la poussière soulevée par l'impact de sa chute.
Je ne pouvais le laisser ainsi. Je pris sur moi de l'emmener chez mon père qui même après avoir rouspété parceque c'était un sombre, a finit par me céder comme toujours. Que ce sombre m'a parru étrange bien que je n'eu jamais vu. Quand je voulus le soigner je remarquai que ce fut inutile. Ses blessures se guérissaient d'elle même. Certaines à une vitesse ahurissante. Est ce que le simple fait de dormir pour les sombre suffise à se soigner me demandais-je. Si c'était le cas cela s'aurait su me répondais-je. Je veillai 2 jours durant. Parfois il parlait dans son sommeil. Mais je ne comprenais rien car il parlait une langue qui m'était inconnue. Ses nuits étaient très agitées et mon père du à un moment l'attacher au lit car cela devenait dangereux pour lui même.
Son réveil fut encore plus troublant que toutes les choses prècédentes. Ses yeux se rouvrirent d'un coup, brillants d'une fureur que je ne pouvais mesurer et un grognement, que dis-je, un rugissement de colère retentissa dans tout le domaine de mon père. C'était lui, qui rugissait ainsi, je portai ma main à la bouche ne sachant quoi faire, tétanisée tandis que mon père pénétra dans la pièce et me pris dans ses bras pour me protéger. Le sombre déchira les lanières qui le gardaient prisonnier et bondit comme un chat enragé sur nous comme sur une proie.
-Qui êtes vous ?! nous a-t-il crié d'une voix roque
-Ceux qui t'ont sauvé ! lui répondai-je de la même intonation.
Il porta la main à sa tête l'air surpris. Il nous regarda un long moment sans savoir que dire. Et retourna s'assoir sur le lit quand sa fureur se consuma d'elle même.
-Tu es un Djin ! Hors de ma demeure démon ! cria mon père sur le désormais démon qui se retourna le regardant d'un oeil sortit de son orbite.
-NON ! criai-je à mon tour. Il n'est pas encore rétabli.
......................................................................................................
Cela fait deux semaines qu'il vit parmi nous maintenant. Mon père a perdu sa méfiance car le démon nous aide comme il peut dans nos taches et se montre plus que gentil avec moi en particulier. Il me fait un peu peur mais d'un côté cet air fier et sur de lui, tout ce qu'il est à quelque chose d'attirant. Alors que nous denions de la viande aux loups lui qui n'était pas bavard voire quasiment muet m'adressa enfin la parole.
-Ce sont vraiment des animaux magnifiques...
-Oui, leurs noblesses et leurs courages font leurs réputations.
Il en fixa un en particulier, celui que mon père ne parvenait pas à dresser. Il était mis à l'écart des autres car il cherchait sans cesse à prendre le dessus sur la meute.
-Celui-ci est le meilleur de tous.
-Pourquoi ça ?
-Parcequ'il considère sa liberté et son honneur plus important que tout...
Il parlait en même temps qu'il fixait dans les yeux ce loup. Je ne puis le croire, mais ils semblaient se parler tous les deux, ce fut l'un des rares instants qui restera gravé dans ma mémoire.
C'est à ce moment que je connu enfin son nom.
-Je me nomme Azael. Dit-il aussi simplement qu'il pouvait le dire et moi ne sachant pas si il s'adressait au loup ou à moi.
-Je suis enchanté Azael. répondai-je timidement.
Il se retourna vers moi et me regarda toujours avec son air placide. Mais il y avait quelque chose de différent cette fois-ci. Quelque chose de sincère.
-Au début je ne suis résté que par nécéssité. Mais Aujourd'jui, je reste parceque je me sens bien... Et si c'est le cas. C'est grace à toi.
En finissant je me mis a rougir de plus belle. Il passa à coté de moi qui était aussi droite qu'un piquet et sortit de l'écurie.
.......................................................................................................
Presque 4 semaines qu'il est parmi nous. Il désirait je pense en apprendre toujours plus sur ces loups. Car il passait de plus en plus de temps avec mon père et de moins en moins avec moi. J'étais jalouse je crois, pourquoi je ne le sais pas. Un soir, mon père lui rendit son armure et ses lames. Remarquant que son armure était celle du loup bleu. Je ne sais pourquoi mais quand mon père compris cela, il l'embrassa. Je suis sur d'avoir vu Aazel pleurer quelques larmes tandis qu'il entourait de ses bras mon père de la même manière.
Il devait repartir le lendemain. Mon coeur était sérré. Je voulais qu'il reste. Je me trouvais sur le porche assise sur un banc. En sortant de la maison il vint s'assoir à côté de moi.
-Belle nuit n'est ce pas.. Mon maître d'arme me disait souvent que c'était les Anges et les démons qui veillent sur nous tous main dans la main loin de tout cela.
Je ne pu me retenir plus longtemps. Je lui hurla dessus de toute ma tristesse et de ma douleur.
-Reste avec nous Aza !
Quand je prononça le mot Aza il ferma les yeux et baissa sa tête d'un regard triste.
-Je sais ce que tu ressens.. Si je reste, tôt ou tard, vous aurez des ennuis, grâce à vous, j'aurais pu vivre normalement quelques temps. Mais cela devait s'arrêter. Je suis un démon. Si tu l'ignores, on me considère comme le mal incarné. Et je le suis ou j'en suis capable. Tu devras m'oublier car on ne se reverra probablement jamais. Nous sommes ce que nous sommes. Peu importe ce que l'on rêve ou désire vraiment. Nous finissons toujours par faire ce pourquoi nous sommes fait...
Sur ses mots il se leva et m'offrit un baiser sur la tête en me disant que je trouverais la voix qui est la mienne. Puis il partit se coucher.
Le lendemain il était déjà parti. La maison et le domaine me paraissait vide. Quand je partis donner à manger au loup. L'indressable n'était plus là. Je courrus prévenir mon père. Et il me réponda tout simplement.
-J'en ai parlé avec lui, et il l'a gagné...
_________________
